Soutenance d’HDR
Université de la Polynésie française
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Pôle recherche
22 Jan 2026 08:00
22 Jan 2026 12:00
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+ Calendrier 2026-01-22 08:00 2026-01-22 12:00 GMT-10 Biotoxines marines en Polynésie française: risques émergents et avancées technologiques

La ciguatéra est une intoxication alimentaire provoquée par la consommation d’organismes lagonaires contaminés par des ciguatoxines (CTXs), de puissantes neurotoxines produites par des microalgues du genre Gambierdiscus. Particulièrement prévalente en Polynésie française, elle représente un enjeu majeur de santé publique et entraîne d’importantes répercussions socio-économiques pour des populations étroitement dépendantes des ressources marines. Depuis 2012, les… Continue reading Biotoxines marines en Polynésie française: risques émergents et avancées technologiques

Université de la Polynésie française

Description

La ciguatéra est une intoxication alimentaire provoquée par la consommation d’organismes lagonaires contaminés par des ciguatoxines (CTXs), de puissantes neurotoxines produites par des microalgues du genre Gambierdiscus. Particulièrement prévalente en Polynésie française, elle représente un enjeu majeur de santé publique et entraîne d’importantes répercussions socio-économiques pour des populations étroitement dépendantes des ressources marines.


Depuis 2012, les travaux de Mélanie Roué, menés en étroite collaboration avec le Laboratoire des Biotoxines Marines de l’Institut Louis Malardé et au sein de l’UMR SECOPOL, s’inscrivent dans une démarche intégrée visant à mieux comprendre, surveiller et gérer le risque ciguatérique. Cette HDR présentera deux axes de recherche principaux.


Le premier axe porte sur les risques émergents, à travers l’étude de nouvelles voies de contamination. Ces travaux ont permis d’identifier de nouveaux vecteurs de CTXs et d’évaluer le risque associé à d’autres micro-organismes toxino-producteurs présents dans les lagons polynésiens. Ils ont non seulement permis d’approfondir la compréhension des mécanismes de transfert des toxines dans les réseaux trophiques marins, mais ont également conduit à revoir les stratégies actuelles de surveillance des risques.


Le second axe concerne les avancées technologiques, notamment le développement et l’optimisation d’outils innovants pour la surveillance et la détection des biotoxines, qui font désormais partie intégrante des programmes de surveillance actuellement en cours en Polynésie française. Il porte également sur la production de standards de CTXs, composés extrêmement rares mais indispensables à l’amélioration, l’harmonisation et la standardisation des méthodes analytiques à l’échelle internationale.


Dans leur ensemble, ces travaux ont contribué à améliorer significativement l’évaluation et la gestion du risque d’intoxication humaine, à affiner les dispositifs de surveillance et à renforcer la sécurité alimentaire en Polynésie française. 

Composition du jury

  • – Monsieur Rodolphe LEMEÉE, Professeur des Universités, Laboratoire d’Océanographie de Villefrance, UMR 7093, Sorbonne Université, France, 
  • – Madame BERDALET ANDRÉS Elisa, Scientific Researcher of OPls (Organismos Publicos de lnvestifacion), Department « Marine Biology and Oceanography », Institut de Ciències del Mar, Espagne, 
  • – Monsieur JAUFFRAIS Thierry, Chargé de recherche, Laboratoire UMR ENTROPIE, lfremer, Nouvelle-Calédonie, 
  • – Monsieur MOLGO Jordi, Directeur de recherche, Laboratoire Commissariat à l’Energie Atomique et aux Energies Alternatives de Saclay, CNRS, France, 
  • – Madame GAERTNER-MAZOUNI Nabila, Professeure des Universités, Laboratoire UMR SECOPOL, Université de la Polynésie française, Tahiti, 
  • – Madame CHINAIN Mireille, Directrice de recherche, Laboratoire UMR SECOPOL, Institut Louis Malardé, Tahiti, Polynésie française.